lundi 10 mars 2014

Pooram, c'est la fête au village!


Qu'est-ce que Pooram ? Il s'agit d'une tradition Keralaise, originaire de la ville de Thrissur. Chaque année, les temples locaux rassemblent des dizaines d'éléphants, les décorent de magnifiques ornements dorés et les font défiler dans la ville. C'est à la fois un rite religieux, car les elephants servent de vehicule à la divinité du temple, mais c'est aussi une competition d'esthétisme car les differentes paroisses sont par la suite notées pour la qualité des décorations. 




Aujourd'hui, la moindre petite ville du Kerala veut son Pooram à elle. Mais le plus gros reste celui de Thrissur, aussi appelé "le Pooram de tout les pooram", il rassemble aujourd'hui près d'une centaine d'elephants et des milliers de spectateurs. Il s'agit du plus gros rassemblement d'elephant au monde. 



Celui de notre village, plus modeste, comptait 26 elephants. L'organisation n'en restait pas moins phénomenal. Ces gentils pachidermes viennent d'un peu partout du Kerala, beaucoup portés sur des camions. (on ne vous parlera pas de la manière atroce dont ils sont traités, Brigitte Bardot a bien du souci à se faire... Gros paradoxe pour un animal si vénéré...)



Si les éléphants reclament pas moins de 300 kilos de nouriture par jour, il en est de même pour le Keralais en jour de fête. Car Pooram est avant tout un jour de celebration, on invite les amis à manger à la maison, les hommes trinquent dans les coins, les femmes sortent leur plus beaux saris...


Pour notre part, on s'est retrouvé invités dans plusieurs maisons où l'acceuil était plus que chaleureux. On a très bien mangé, se régalant d'un délicieux boeuf-biryani (et oui certaines familles mangent du boeuf), avant d'allez se jeter au coeur de la foule.







Pour ce jour de fete, le village est en pleine hysterie. Toute la region se deplace pour celebrer l'evenement. Des "vendeurs de rien" montent leurs petits étalages, et des centaines et des centaines de gens se pressent pour regarder le défilé. Il n'y a pas seulement des éléphants. Bien entendu comme dans tout évenement kéralais, des groupes de percutionistes escortent le cortège, mais aussi des danseurs superbement costumés, des dévots du temples... Et d'innombrables representant de formes traditionnelles occultes, qui nous depassent un peu.





Tout cela dure plus de 24h, laissant à la fin le village sans dessus-dessous. La journée tout est bonne enfant, mais passé une certaine heure ça devient un peu dangeureux. Une fois les familles rentrées à la maison, il ne reste qu'une masse d'hommes ivres qui deviennent vite moins sympa. On nous a raconté quelques evenements pas très charmants, un peu comme dans nos fetes de village a nous finalement...











samedi 8 mars 2014

Les vacances de noël des chatons avec les "Shassa"

petite balade touristique à travers le kerala...


















Amritapura - weekend dans un Ashram (janvier 2014)




Un ashram c'est un lieu où des gens se retrouvent pour vivre en communauté et prier autour d'un "guru". Il y en a beaucoup en Inde. Une journée là-bas, se compose entre des temps de prières, de méditation et de "seva" (tâches mises au service de la communauté).
Des personnes de toutes religion et en quête de spiritualité se rassemblent dans cet endrois. 

Ici, à Amritapura, ils choisissent Amma comme guru (maître spirituel, guide). Cette femme a énormement d'influence (particulièrement en Inde du sud, au Kerala). Les indiens parle d'elle comme étant une déesse vivante. C'est une très belle personne qui par le biais de son association "embracing the world" a crée beaucoup d'orphelinats et d'hopitaux un peu partout en Inde. Aujourd'hui elle passe la plus part de son temps à faire des tournées à travers l'Inde et le monde entier. Les gens viennent par millier pour reçevoir son "Darshan" (céremonie au cours duquel elle prend dans ses bras la personne, écoute ses problèmes et la bénit). Sa philosophie pronne l'amour et la compassion entre les hommes pour guérir les maux de l'humanité. Dans sa pratique, elle se veut diffuser  de l'amour afin de guérir les coeurs et de permettre à ces âmes nouvelles d'aider leur prochain. 

Ainsi ce qui est assez impressionnant c'est que ce bout de femme peut passer plus de 12h en continu à étreindre des personnes tout en leur apportant à tous une attention particulière.
Nous quand on y était, elle a commencé à 10h du matin à embrasser les personnes et a finit vers minuit. Son sourire toujours rayonnant, pas un brins de fatigue ne transparaissait sur son visage.

Ce fut un moment magnifique pour nous d'approcher cette femme pleine d'amour. Lors de notre darshan, elle a bénit notre amour, nous recouvrant de pétales de fleurs. Ce jour-là nos deux coeurs se sont mariés et nous rayonnons de joie. 

C'est aussi un endrois qui a beaucoup questionné notre scepticisme et notre relation à la spiritualité.

mardi 11 février 2014

Cheruturuty-Acte 2

La vue de chez nous
Les jours qui suivirent notre inscription à l'école, nous nous mirent à la recherche d'un petit nid douillet. 
Mais l'entreprise s'avèra plus difficile que prévu. La peur de l'étranger semblait les refroidir. Nous balayâme ainsi plusieurs refus. C'est alors que nous découvrîment que nous n'étions pas les seuls étudiants étrangers. 
Et en faisant appel à leur solidarité, les portes s'ouvrirent. Une bielo-russe adorable nous receuillit quelques temps. Le temps que notre appartement finissent d'être construit. 

Et cette communauté de personnes, venue du monde entier, est toujours un soutient quand nous perdons la foi. 

Ainsi nous partageons cet appartement à l'indienne avec un couple d'argentin et cohabitons aussi avec deux sri-lanké, une française et une brésillienne.

Mais qu'est-ce c'est qu'avoir un appartement à l'indienne?

Et bien (comme dans tout pays où l'eau n'est pas potable) il faut aller la chercher dans le puit.
Conçevoir les toilettes autrement qu'avec un siège et papier toilette.
S'adapter à la vegétation envirronnante et au climat tropical.
Faire attention où l'on met ses pattes de chatons pour ne pas croiser un serpent.
Espérer ne pas se faire modre par un chien sauvage. (pas envi de finir à l'hopital avec des injections anti-rabbique)
Admirer les naissances de poussin et de chatons.
Vivre d'une autre manière.

Bon on est loin du standing européen, mais on est plus heureux que jamais sans trop savoir pourquoi.

Peutêtre parcequ'on est isolé de nos repères.
Peutêtre parcequ'on s'est crée un quotidien bien différent de notre routine parisienne.
Peutêtre parceque quand sortir de chez soi signifie reçevoir tant de sourires, d'attention de la part d'inconnus, on se sent vivant.
Notre oeil est sans arrêt solicité et notre cerveau s'agite.

Sans parler leur langue, on se rend compte que la communication ne s'arrête pas à des mots. Surtout lorsque l'on est face à des gens qui veulent vraiment créer le dialogue.

Voici quelques instants volés au hasard :
Les images sont souvent plus éloquentes que les mots.

Les chatons dans le magazine locale
Notre copain du Rajasthan

We are becomming crazy!

Notre machine à laver

Party on the rooftop

Torche ingénieuse made in Sri Lanka

Sur le chemin de la maison

Notre puit, Eau 100% fiable!

Devant notre résidence indienne

Sur le chemin de l'école

La fille à Piero!
Trop d'enfants dans ce pays!
ça se passe à côté de chez nous...
instant du quotidien
Le maître et son élève

ça aussi ça se passe chez nous... (Green room at home)



 Les chatons sont en pleine organisation de la suite de leurs aventures, bientôt des nouvelles surprenantes...
Bien la bise des tropiques...